Le Testament du couturier, une fable futuriste aussi séduisante qu'ombreuse, dans laquelle se lit l'aggravation plausible d'angoisses très actuelles. Juste au-delà du présent, dans la Banlieue, une ville fermée et aseptisée, l'amour n'existe plus et la sexualité n'est plus qu'une confession que chacun fait à son psychothérapeute. Dans cette ville sans âme, des agents des Services sanitaires nettoient plus que les rues, balayant le passé, les malades et les dissidents. Mais un pauvre tailleur viendra bousculer l'ordre établi en voulant compléter une robe inachevée du 17e siècle...
Œuvre de science-fiction, proche de la fable ou du mythe, Le testament du couturier est une métaphore de notre société narcissique et sans mémoire. Dans cette proposition dramaturgique hors-normes, l'auteur Michel Ouellette a conservé le texte de cinq personnages et éliminé les répliques de leurs interlocuteurs. Ces répliques effacées deviennent des silences et prennent vie dans la tête du spectateur. Séduit par ce puzzle théâtral, le metteur en scène Joël Beddows explore le vu et le non-vu, la voix dans l'espace théâtral, le corps de l'interprète comme objet polymorphe.
TEXTE
Michel Ouellette
MISE EN SCÈNE
Joël Beddows
DISTRIBUTION
Annick Léger
SCÉNOGRAPHIE ET ÉCLAIRAGE
Glen Charles Landry
MUSIQUE
Éric Vani (Rise Ashen)
COSTUMES
Isabelle Bélisle
Maquillages
Annie Lefebvre