Portrait dérisoire d'une rencontre, celle de Frauke et d'Alex en Allemagne nazie. C'est une satire de la « société responsable », inspirée d'une histoire vraie, devenue celle de deux personnes qui ne se sentent vivre que lorsqu'elles frôlent la mort. La maladie devient alors le moyen de mieux se cacher à soi-même, mais aussi de mieux se révéler.
Alors que Montaigne inventait l'intimité à l'âge de 50 ans, il fallait une bonne dose d'audace à une auteure de 22 ans pour en faire une épopée dramatique. Son héroïne, Frauke, a connu un jeune soldat canadien. Elle vient le rejoindre au Canada, accouche de leur enfant, et partage sa vie avec ce conjoint à jamais traumatisé par la guerre de 39-45. Voilà pour l'anecdote, l'histoire vraie. Le corps de Frauke, visité par Alex, traversé par son enfant, est surtout occupé par un nuage de fumée de cigarettes et son ombrage, le cancer. C'est ce corps malade qui, paradoxalement, la révèle. Telle qu'en elle-même enfin la vie la change.
TEXTE
Emma Haché
MISE EN SCÈNE
Francine Alepin
DISTRIBUTION
Jean Asselin, Pierre Collin et Louise Marleau
SCÉNOGRAPHIE, COSTUMES ET ACCESSOIRES
Charlotte Rouleau
ÉCLAIRAGE ET RÉGIE
Thomas Godefroid
DIRECTION TECHNIQUE
Réal Dorval
ARCHITECTURE SONORE
Éric Forget