| Théâtre Du Grand Jour
SAISON 2011-12

L’enclos de l’éléphant

CODIFFUSION Espace Libre

L'enclos de l'éléphant

Sur scène, un homme, confortablement installé chez lui, consent à laisser entrer un inconnu, le temps d’une averse. Mais ce dernier parle. Il parle tant que ses mots envahissent tout. Plus il parle, moins on comprend ce qu’il veut. Ce qui a toujours été clair devient tortueux, et, lentement, la parole fait couler dans l’oreille de l’hôte un venin étrange et hypnotique.

Dans ce spectacle inspiré du système carcéral du panoptique, chaque spectateur est isolé dans une cabine le temps de la représentation. Entre la scène et la salle, s’entrechoquent l’insécurité des temps présents et la dérisoire obsession de la surveillance. Bienvenue dans un microcosme : celui où vous êtes seul face aux terreurs sourdes qui sous-tendent votre quotidien.

Responsabilité individuelle et insécurité, voilà les deux paramètres de cette collaboration du Théâtre du Grand Jour avec l’auteur Étienne Lepage. Ce dernier a l’habitude de propulser sur scène des personnages ne laissant entrevoir qu’une partie d’eux-mêmes, des personnages qui ne disent pas tout, mais qui se trahissent, ouvrant les portes de gouffres terrifiants.

Le Théâtre du Grand Jour explore depuis douze ans les mutations de la responsabilité individuelle dans le contexte actuel de désagrégation de l’identité citoyenne. Les événements inclassables comme Le sommet sur l’engagement, Mai 2002 ainsi que les lectures minutieuses de textes relevant d’une dramaturgie de la virulence comme Venise-en-Québec et Autodafé d’Olivier Choinière, Cette fille-là de Joan Macleod, ou encore 2025 l’année du serpent de Philippe Ducros, Moi chien créole de Bernard Lagier et Terrorisme des frères Presnyakov en témoignent.

Le Grand Jour crée un théâtre qui, par ses conventions, fait en sorte que le spectateur ne puisse pas échapper à une forme de responsabilisation. Alors que l’économie de marché est présentée comme un phénomène « naturel Â», que les individus se considèrent comme des consommateurs et non comme des citoyens, que l’espace politique est trompé par l’instrumentalisation commerciale, comment utiliser le théâtre pour repenser concrètement la responsabilité de l’individu face à la collectivité?

 


 

ACTIVITÉS PARALLÈLES – L’ENCLOS DE L’ÉLÉPHANT (en savoir plus)

Vendredi 26 août après la représentation de 18h30

TABLE RONDE : L’INSÉCURITÉ, NE PAS SAVOIR

Cette table ronde abordera le phénomène de l’insécurité qui s’infiltre autant dans la sphère privée que dans l’espace public. Aujourd'hui, dans notre actualité nationale et internationale la plus chaude, en réponse à ce phénomène, nous assistons à plusieurs dérives, qu'elles soient politiques, commerciales ou religieuses. La peur des autres ou de l'inconnu érige en système la notion de propriété ou la foi en la sécurité.

Les panellistes Marie-Joëlle Zahar, Jean-Philippe Warren et Suzanne La Brie, interviendront sur la question de l'insécurité à la fois comme phénomène social, composante naturelle, instrument politique, outil mercantile ou terreau psychologique.

Jeudi 1er septembre après la représentation de 19h

DISCUSSION AVEC L’ÉQUIPE DE CRÉATION

Cette discussion sera animée par Philippe Ducros, directeur artistique d'Espace Libre.

PRODUCTION
THÉÂTRE DU GRAND JOUR

COPRODUCTION
FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES

TEXTE
ÉTIENNE LEPAGE

MISE EN SCÈNE
SYLVAIN BÉLANGER

Distribution
DENIS GRAVEREAUX + PAUL AHMARANI

SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES
ROMAIN FABRE

ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE
JEAN GAUDREAU

CONCEPTION SONORE
LARSEN LUPIN

ÉCLAIRAGES
ANDRÉ RIOUX

COLLABORATEURS
HUY PHONG DOAN
CAROLINE LAURIN-BEAUCAGE

DIRECTION DE PRODUCTION
MARIE-HÉLÈNE DUFORT

DIRECTION TECHNIQUE
LOUIS HÉON

PHOTO
Alexis Chartrand

 

 

saison 2011-2012

DU 23 AOÛT AU 10 SEPTEMBRE 2011

Du mardi au samedi à 20h

Vendredi 26 août à 18h30, suivi d’une table ronde

Jeudi 1er septembre à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création

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Tarifs web
Régulier: 33$
Étudiant: 26$