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Trois jeunes auteures états-uniennes nous dévoilent des destins de familles : trois plumes totalement différentes, mais qui mettent en scène une pléiade de personnages féminins qui tentent de trouver une façon de survivre. Des femmes au bord de la crise de nerfs côtoient des fillettes en mal de vivre, des relations de couple se dénouent, des amitiés se forment, la vie se déroule et chacun y cherche sa place.
Dans cette comédie noire qui n’a rien à envier à Ionesco, une mère et sa fille tentent de réorganiser leurs vies après le décès de l’époux et père. Mais l’auteure ne leur laisse pas la tâche facile. À l’approche de Noël, la fillette, Janice, demande comme cadeau sept objets étranges. Sa mère, une angoissée perpétuelle, la suspecte d’avoir fait disparaître son père. Sa tante, pragmatique, tente de mettre de l’ordre dans tout cela. Mais rien ne va plus dans cet appartement qui prend la parole et fait apparaître Harrison Ford et Justin Timberlake. Une histoire touchante, baignée dans un univers surréaliste et écrite avec beaucoup d’humour acide.
DISTRIBUTION
Philippe Cousineau, Caroline Gendron, Isabelle Miquelon, Marie-Chantal Perron et Jean Petitclerc
Une mère et sa fille sont recluses dans un parc pour roulottes condamné à la destruction. La mère colle des timbres et ne va jamais dehors. Quelquefois, elle ouvre les rideaux, mais elle aperçoit un monde qu’elle ne veut pas fréquenter. Vampires et loups-garous viennent la hanter, tandis que sa fille, laissée à elle-même, passe beaucoup de temps à l’extérieur. Un jour, elle crée une fillette de boue qui deviendra sa partenaire d’aventures. Lisa D’amour confie que la pièce est en partie inspirée par le livre d’Ernest Thompson Seton, Wild Animals I Have Known. Anna Bella Eema aborde les thèmes de l’identité, la violence et l’inévitabilité de la séparation.
DISTRIBUTION
Louise Cardinal, Pascale Montreuil et France Parent
Mathilda, originaire du Brésil, est la femme de ménage de Lane. Elle adore faire des farces, mais elle déteste nettoyer, préférant se concentrer sur la mission qu’elle s’est donnée : trouver LA farce parfaite. Heureusement, il y a Virginia, la sœur de Lane, qui adore nettoyer. Les vies de chacune se déroulent lentement sous nos yeux tandis que le mari de Lane l’abandonne pour une autre et que le ménage de la maison devient un enjeu important. Une pièce au sujet du nettoyage, des humeurs et de l'amour. Une pièce où la vie de tous les jours est saupoudrée de magie et où l’ordinaire devient extraordinaire. Quatre femmes découvrent le pouvoir de la farce parfaite et apprennent que les méandres de la vie doivent être chéris autant que sa beauté.
DISTRIBUTION
Émilie Bibeau, Hélène Mercier, Patricia Nolin, Denis Roy et Monique Spaziani
Dans le cadre de son « Cycle états-unien », le Théâtre de l’Opsis vous propose de plonger dans l’univers de trois auteures contemporaines qui occupent une place bien particulière dans la dramaturgie américaine. Elles ne fréquentent pas le réalisme, mais préfèrent chercher du côté de l’audace et de l’expérimentation. Elles abordent les aspects de la vie de tous les jours avec une touche d’absurde ou de féerie. Ces trois auteures explorent des formes nouvelles, ce qui est une denrée rare aux États-Unis et c’est pourquoi elles sont ici réunies. Les auteures ont vu leurs textes couronnés de plusieurs prix et ceux-ci ont été produits à New York et un peu partout aux États-Unis. Ils seront présentés pour la première fois au Canada.
Lisa D’Amour est une auteure, interprète et ancienne reine de carnaval de la Nouvelle-Orléans. Ses pièces ont été inspirées par ses voyages, sa famille du Sud, les stars d’Hollywood et l’architecture. Sheila Callaghan a gagné en 2000 le Princess Grace Award pour les artistes émergents. Ses pièces ont été jouées aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande, en Norvège et en République Tchèque. Sarah Ruhl est originaire de Chicago. Sa pièce Une Maison propre a gagné le prestigieux prix Susan Smith Blackburn en 2004 et a été finaliste en 2005 pour le Pulitzer.
Depuis 1984, le Théâtre de l’Opsis est un théâtre refusant la gratuité, où la forme est au service du contenu et non l'inverse. Un théâtre où la théâtralité ne se dissimule pas, mais au contraire s'affiche. La compagnie, à travers l'exploration et l'expérimentation, s'est donné comme objectif d'étudier en profondeur et de mettre en perspective l'essence même des textes d’auteurs classiques et ceux des auteurs contemporains étrangers. Après les Cycles Tchékhov et Oreste, la compagnie explore présentement un Cycle états-unien.
AUTEURES
Sheila Callaghan, Lisa D'Amour et Sarah Ruhl
TRADUCTRICE
Fanny Britt
METTEURS EN SCÈNE
Jean Gaudreau, Luce Pelletier et Martin Faucher.