| Du Bunker
SAISON 2006-07

Le diable en partage

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Enfermé pour trahison envers sa patrie, Lorko, jeune Serbe, s'écrie : Ne frappez plus. J'irai me battre. Je n'ai pas peur. Les Croates doivent mourir, les Musulmans, mourir. La Grande Nation Serbe ! Puis, incapable de tirer sur quiconque, il désertera laissant derrière lui Elma son amour sa femme musulmane, son petit frère Jovan, son meilleur ami Alexandre et ses parents, qui assisteront impuissants à cette guerre qui s'infiltre lentement au travers des murs de leur famille. Oscillant entre le monde réel et celui du rêve, Le Diable en partage dépeint les marques laissées sur ceux qui choisissent délibérément de prendre le parti de la guerre, comme celles laissées sur ceux qui la fuient, mais demeure avant tout un chant d'amour dans les guerres de tous les temps.

PROPOSITION THÉÂTRALE

Évoquer. Tel est le mot d'ordre du metteur en scène Reynald Robinson. Notre monde contemporain, suffisamment bombardé d'une pléthore d'images plus crues les unes que les autres, réclame la douceur des mots, souvent plus forts à eux seuls qu'une photo à la une. Sur scène, un piano, quelque part, d'où s'échappent quelques notes, bouffées d'espoir dans la grisaille, puis un arbre, imperceptiblement vert. Et dix acteurs, tous animés par une seule fièvre : que jaillisse la puissante poésie de Melquiot, celle qui révèle leur peur de l'aliénation, leur phobie de la haine cachée chez chacun d'entre nous, véritable diable que les hommes se partagent.

L'AUTEUR

Fabrice Melquiot est une figure de proue de la nouvelle génération de dramaturges en France. Il a publié plus d'une vingtaine de pièces chez l'Arche Éditeur, dont une dizaine destinée à un jeune public. En 2003, pour Le Diable en partage, il reçoit le prix « Nouveau Talent Radio » de la SACD (Société des auteurs et des compositeurs dramatiques) ainsi que deux prix du Syndicat National de la Critique : « Meilleure création d'une pièce en langue française » et « Révélation de l'année ». Ses textes sont joués et traduits partout à travers le monde, et Du Bunker est fier d'être la première compagnie québécoise à porter sa voix sur la scène au Québec.

LA COMPAGNIE

C'est en 2004, rêvant ensemble de sortir du sous-sol sans fenêtre où ils ont reçu leur formation (Conservatoire d'art dramatique de Montréal), que les acteurs de Du Bunker se sont unis. Depuis, ils se font un devoir de prendre la parole afin que tous, jeunes et moins jeunes, sortent eux aussi de leur « bunker » en préférant le rassemblement à l'isolement, l'inconnu au connu. En 2006, ils défendent sur la scène de Fred-Barry une adaptation théâtrale du Songe de l'oncle de Dostoïevski, conçue et mise en scène par Igor Ovadis. Au Théâtre de la Ville de Longueuil et au Gésu, ils livrent Route 1 de Carole Fréchette dans une mise en lecture de Lise Vaillancourt.

Le texte est publié chez L'Arche Éditeur.

TEXTE
Fabrice Melquiot

MISE EN SCÈNE
Reynald Robinson

SCÉNOGRAPHIE
Jean Bard

COSTUMES
Sarah Balleux

ÉCLAIRAGES
Claude Accolas

MUSIQUE ORIGINALE
Yves Morin

DISTRIBUTION
Francesca Bárcenas, François Bernier, Charles-Olivier Bleau, Anne-Valérie Bouchard, Evelyne Brochu, Monia Chokri, Catherine De Léan, Hubert Lemire, Véronique Pascal et un autre comédien